La WFSAD se joint au Groupe de travail de lOMS.
La directrice administrative de la WFSAD, Diane Froggatt, a assisté
à une rencontre préliminaire des chefs de file des familles
(appelé le Groupe de travail des familles) dans le but de préciser
quelle pourrait être la contribution du mouvement familial au sein
du nouvel organe que le département de la santé mentale
et de la toxicomanie de l'OMS envisage de créer, sous le nom de
Conseil mondial pour la santé mentale.
Le projet du Conseil mondial a été conçu alors que
le docteur Bruntland était directeur de l'OMS. Le docteur Benedetto
Saraceno, président du Département de la santé mentale
et de la toxicomanie de l'OMS, s'intéresse vivement à créer
une coalition mondiale qui permettra aux intervenants, grâce à
leur consensus, d'accomplir davantage qu'ils ne pourraient le faire individuellement.
Ce conseil est formé de huit groupes de travail :
- Les chefs de file dans le domaine de la santé
- Les familles des utilisateurs de services
- Les utilisateurs de services
- Les parlementaires
- Les organisations professionnelles
- Les formateurs des professionnels de la santé
- Les dirigeants syndicaux et les dirigeants d'entreprise
- Les chefs religieux

Réunion préliminaire du Groupe de travail
des familles du Conseil mondial pour la santé mentale. À
l'arrière, de gauche à droite, Ernesto Muggia (UNASAM, Italie);
Janet McCrae (Rethink, R.-U. et Eufami); Jose Bertolote (secrétariat
projeté par l'OMS); Hedinn Unnsteinsson (secrétariat projeté
par l'OMS); Anna Gatti (secrétariat projeté par l'OMS);
Rick Birkel (NAMI, É.-U.). À l'avant : Kazuyo Nakai (Zenkaren,
Japon); S.D. Rajeda (Indian Federation); Diane Froggatt, secrétaire
de la WFSAD.
Le Groupe de travail des familles, composé des chefs de file des
familles suivants, s'est réuni à l'Hôtel EuroRiviera
de Montreux, les 13 et 14 octobre 2003 :
Rick Birkel - directeur administratif de la NAMI, É.-U.
Janet McCrae - représentant Begone Arino, président
d'EUFAMI
Ernesto Muggia - président de l'UNASAM, à Milan
(Italie)
Kazuyo Nakai - représentant Zenkaren, Japon
Dr S. D. Raheja - président de l'Indian Federation for
the Mentally Ill
Diane Froggatt - directrice administrative et secrétaire
de la WFSAD
La rencontre a été organisée par les membres du
personnel de l'OMS suivants (le " Secrétariat " du projet)
:
Dre Anna Gatti
Dr Jose Bertolote
M. Hedinn Unnsteinsson
Mme Anne Yamada

Rick Birkel, Janet McCrae et Diane Froggatt discutent des
priorités.
Le Groupe de travail des familles a passé deux jours à échanger
de l'information sur les approches, les problèmes, les activités
et les objectifs des divers organismes respectifs. Les participants ont
abordé un vaste éventail de sujets et se sont livrés
à des activités de longue portée. Il leur a été
difficile de se mettre d'accord sur une liste réalisable d'items
que chaque groupe familial pourrait offrir aux activités du Conseil,
à partir de son expérience particulière. En fin de
compte, ils ont défini trois domaines de discussions à poursuivre
avec les autres groupes de travail :
1. Le soutien social et affectif direct et la transmission de l'information
aux familles
2. La défense des droits de la famille
3. Les stratégies de participation familiale au suivi des services
de santé mentale au sein de la collectivité
Le contexte, défini par l'OMS au moment de l'invitation à
se joindre au groupe de travail, était formulé de la façon
suivante :
L'ordre du jour est de donner aux familles des utilisateurs de services
plus de contrôle. Il s'agit de reconnaître l'implication
profonde, au niveau affectif et pratique, de la famille dont un membre
est affecté par un trouble mental, quel que soit son âge,
et de reconnaître le droit à l'existence de programmes
conçus en fonction de ses besoins. Pourtant, on ne reconnaît
pas encore universellement la place de la famille en tant que principal
intervenant, en matière d'amélioration des soins et en
réponse à son besoin légitime de soutien, dans
le but de réduire la stigmatisation dont elle est victime. Dans
beaucoup de pays, les familles constatent qu'on ne s'intéresse
pas à ses opinions, qu'il n'existe aucun service à son
intention et que le soutien instrumental et affectif n'est pas accessible.
Il est temps que cela change.
Dans les régions où les familles ont mis en place
des groupes d'entraide ou des organismes établis, cette situation
défavorable est en train de changer. Leurs efforts pour faire
modifier les lois, pour mettre en place des régimes d'assurance
plus favorables ou pour faire respecter les droits humains en général
produisent des succès encore peu connus...
Le Groupe de travail des familles a été le premier des huit
groupes de travail à se réunir. Les autres groupes de travail
tiendront leurs rencontres au cours des derniers mois de 2003. Nous attendons
avec joie la prochaine étape de la création du Conseil mondial
pour la santé mentale. Cette nouvelle réalité est
très prometteuse.

Hedinn Unnsteinsson, Jose Bertolote et Rick Birkel parlent stratégies
pendant une pause, au cours de la rencontre du Groupe de travail, à
Montreux, en octobre 2003.
Dans la même veine de nouvelles, l'OMS a préparé
un ensemble de principes directeurs et de guides sur les services de santé
mentale : il consiste en une série de modules ayant un rapport
les uns avec les autres et d'utilisation conviviale, conçus pour
répondre à une diversité de besoins et de priorités
en matière d'élaboration de principes et de planification
de services. Pour l'instant, ces modules n'existent qu'en anglais. Vous
pouvez y accéder sous http://www.who.int/mental_health/resources/publications/en/#policy
L'ASSOCIATION MONDIALE DE LA SCHIZOPHRÉNIE ET DES MALADIES APPARENTÉES
(WORLD FELLOWSHIP FOR SCHIZOPHRENIA AND ALLIED DISORDERS)
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