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Alianza Latina WFSAD
2e Rencontre des organismes familiaux d'Amérique
Latine
Symposium et ateliers de la WFSAD
à l'occasion du Congrès régional de psychiatrie mondiale,
tenu à Caracas (Venezuela), du 1er au 4 octobre 2003
Le 1er octobre, de 14h30 à 16h30, Salón Flamboyán |
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Symposium : " La collaboration entre les familles,
les patients et les professionnels "
Président et animateur de débat : Dr Itzak Levav
Conférenciers : Dr Edgardo Engelmann : Pourquoi et comment
prendre des médicaments même si cela n'est pas la chose
normale à faire
Prof. Julian Leff : La coopération plutôt que le conflit
: stratégie visant à résoudre les problèmes
de la schizophrénie
Prof. Dale Johnson : Formation des familles ou psychoéducation
comportementale de la famille : un choix à faire
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| Le 2 octobre, de 9h00 à 10h30, Salón Ceiba |
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Atelier : Avantages que peuvent tirer les professionnels
du travail avec les familles et avec les organismes familiaux -
table ronde et discussion générale
Président et animateur de débat : Dr Itzak Levav
Une table ronde où les conférenciers nommés
ci-dessus et les trois personnes suivantes ont répondu à
des questions sur leur expérience et leur affiliation.
Mme Diane Froggatt, directrice administrative de la WFSADM.
Francisco Morata Andreo, président de la FEAFES, Espagne
(fédération familiale espagnole)
Mme Damelis Salazar, présidente de la CATESFAM (organisme
familial de Maracaibo)
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Symposium
La participation au symposium a été très bonne. Le
Dr Itzhak Levav, en excellent président, s'est assuré de
tirer le meilleur parti possible des deux séances qu'il a présidées.
Les assistants ont posé de nombreuses questions et ont exprimé
leur satisfaction. Les présentations des trois conférenciers
ont été bien reçues. Les membres de la WFSAD et les
délégués de Caracas pourront s'en procurer le texte
s'ils en font la demande.
Atelier de la matinée
Diane Froggatt a présenté un bref tableau du travail de
la WFSAD. Après s'être présentée en tant que
membre de la table ronde, Damelis Salazar a décrit son travail
au sein de la CATESFAM, dont la mission est d'offrir un centre d'excellence
permettant aux gens atteints de schizophrénie de travailler à
leur propre guérison en suivant un modèle en 10 étapes,
impliquant le patient et sa famille. Francisco Morata a présenté
le travail de la fédération espagnole des organismes de
la santé mentale, la FEAFES.
Cette séance a été conçue comme un atelier
interactif offrant la possibilité de discuter le sujet de base
du symposium. Les questions soulevées allaient de " Comment
persuader quelqu'un de se faire traiter? " à " Quelles
questions de nature éthique soulève l'imposition d'un traitement
à un patient? " La discussion sur les problèmes soulevés
par les patients vivant avec leur famille et par le besoin qu'ont ces
familles d'avoir des moments de répit ont particulièrement
intéressé les délégués des pays où
il n'existe pas de foyers d'accueil pour les personnes aux prises avec
des problèmes psychiatriques.
Comme le conférencier pour la séance qu'il présidait
ne s'était pas présenté, le Dr Juan Mas Vivanco,
un psychiatre chilien, et son groupe se sont joints à cet atelier
et y ont participé activement. Il a tracé un triste portrait
d'une situation au Chili où les patients sont " complètement
laissés pour compte " en dépit des tentatives de réforme.

Damelis Salazar, de la CATESFAM de Maracaibo (Venezuela),
pose une question lors du symposium. Au premier plan, Sergio Ruffinelli
et Ofelia Stajano d'Esperanza (Montevideo, Uruguay).
Séances privées de l'après-midi
Les séances privées étaient conçues comme
des ateliers d'information et de formation des délégués
des chefs de file des familles. Pour permettre des discussions en petits
groupes, on avait disposé cinq tables rondes dans la salle. Un
but important de ces séances était de réaffirmer
les objectifs de la Déclaration du Guatemala du 13 juillet 2002,
rédigée lors de la première rencontre de l'Alianza
Latina WFSAD au Guatemala. Les membres ont eu la possibilité de
réviser ces objectifs à la lumière du fait que le
nombre de membres de l'Alianza Latina WFSAD a beaucoup augmenté.
Les participants se sont volontiers livrés à cette tâche.
L'approche en petits groupes s'est avérée une excellente
façon de permettre aux délégués de prendre
connaissance du travail des autres et d'examiner l'efficacité de
la Déclaration du Guatemala.
Cette séance a réaffirmé la pertinence des 10 questions
soulevées par la déclaration. Plutôt que de la modifier,
les items ajoutés en ont renforcé les objectifs. Ces items
seront inclus sous forme d'additif à la Déclaration du Guatemala,
sous le titre Additif de Caracas.
Au cours de la réunion, chaque organisme a reçu une copie
des résultats du sondage, mené par la WFSAD auprès
des membres de l'Alianza Latina WFSAD, de juillet à septembre 2003.
Ce document décrit les activités, les questions de priorité
actuelles et les obstacles que doit surmonter chaque organisme. Les participants
n'ont pas tenu de discussions officielles sur ce matériel, mais
ils ont pu mettre en lumière plusieurs des projets les plus intéressants,
en demandant aux délégués de faire une brève
présentation à leur sujet. Ce document servira de guide
à la mise en uvre de la Déclaration du Guatemala dans
chaque pays, dans l'année qui vient.
Joyce Dawson (Ypsilon, Surinam) a parlé de l'expérience
gratifiante des visites dans les écoles par des membres de son
organisme et des changements d'attitude des enfants qui sont devenus beaucoup
plus sympathiques vis-à-vis des maladies mentales après
avoir rencontré des personnes qui en étaient atteintes.
Ils ont commencé par chercher à mieux informer les enseignants,
d'abord sur le syndrome de La Tourette et sur l'autisme, puis sur d'autres
troubles. " L'avenir est dans nos enfants, a-t-elle déclaré.
Leur comportement façonnera la société de demain.
Une patiente accompagnait l'équipe. Cela aide les enfants à
comprendre que l'extérieur d'une personne peut sembler normal,
mais qu'on ne sait pas ce qui se passe à l'intérieur. Nous
voulions apprendre aux enfants comment parler à de telles personnes
sans les blesser et l'importance de prendre les gens comme ils sont. "
La présentation de Joyce était brève, mais émouvante.
Le Dr Raimundo Muscellini a parlé du " Casa Club ",
un centre qu'a créé l'ACAPEF d'Argentine dans le but d'aider
les patients à retrouver la santé. En plus de possibilités
d'emploi et d'activités récréatives, ce centre offre
aussi des séances de psychothérapie cognitive et d'entraînement
aux compétences sociales. Les familles participent au traitement
et deviennent des partenaires. " Nous ne les abandonnons pas dans
un état de chaos, " a-t-il expliqué. Pour les patients,
l'objectif principal est l'adaptation sociale permettant à ceux
qui en ont besoin de vivre dans leur milieu social. Il s'agit de faire
des hôpitaux une chose du passé.
Francisco Morata, président de la FEAFES (Espagne), a parlé
de la façon de persuader les médias de ne pas présenter
les maladies mentales d'un point de vue sensationnaliste. Nous espérons
présenter cette conférence sur notre site Web, en espagnol
et en anglais.
Pfizer Venezuela a offert une réception dans un très bon
restaurant. Nous tenons à remercier Oswaldo Parilli et ses collègues
de Pfizer qui nous ont gracieusement offert cette délicieuse soirée.

Des délégués écoutent attentivement
l'un des participants d'un atelier privé.
Atelier de la matinée du 3 octobre
Le professeur Julian Leff a animé un atelier interactif de deux
heures. Les membres qui en font la demande peuvent recevoir les notes
de sa présentation. Entre autres choses, il a présenté
une nouvelle façon de penser très intéressante vis-à-vis
des hallucinations et des délires, selon laquelle il est possible
d'aider les patients à les surmonter. On croyait jusqu'ici que
les délires étaient des perceptions qui " résistaient
à la pensée raisonnée " et que les familles
ne devaient rien faire pour aggraver la situation en essayant de les modifier.
Cecilia Villares (ABRE, Brésil) a présenté un diaporama
très instructif sur l'expérience de son organisme avec le
programme " Portes ouvertes " de la WPA. Il s'agit d'un programme
conçu pour combattre la stigmatisation et la discrimination à
l'échelle locale. Nous espérons offrir plus de détails
à ce sujet bientôt.
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Ateliers privés : le 2 octobre, de 14h00
à 16h00
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Mot de bienvenue
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Diane Froggatt
Interprète : Gail Grossman, Chili
Karina Stone, WFSAD
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Du Guatemala à aujourd'hui
Histoire de l'Alianza Latina WFSAD
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Martha Piatigorsky et Dale Johnson
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La Déclaration du Guatemala
Réunions de 30 minutes en petits groupes
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Les délégués se sont réunis
à 8 par table pour discuter la Déclaration du Guatemala.
Chaque groupe a ensuite présenté un rapport
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Les médias :pour réduire le sensationnalisme
journalistique
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Francisco Morata
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Le 2 octobre : de 16h30 à 18h00
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À partir de renseignements obtenus par
le sondage, on a choisi plusieurs sujets à présenter
au cours des séances suivantes
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Écoles
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Joyce Dawson, Ypsilon, Surinam
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Un club privé pour les patients : ACAPEF
Argentine
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Dr Raimundo Muscellini, ACAPEF, Argentine
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Campagnes de financement
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CATESFAM
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Pour réduire le sensationnalisme journalistique
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Francisco Morata, FEAFES, Espagne
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RÉCEPTION DE BIENVENUE - PFIZER NEUROSCIENCE
- le 2 oct. à 19h30
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Matinée du 3 octobre : de 9h00 à
12h00
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9h00-11h00: Atelier
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Prof. Julian Leff, R.-U.
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11:00-12:00: La stigmatisation
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ABRE-Brésil - Cecilia Villares
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Mot de la fin
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Diane Froggatt, Dale Johnson
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Comment nos séances ont-elles été reçues?
Toutes les séances ont été reçues favorablement.
Le matériel imprimé distribué et les sujets abordés
ont été très appréciés. Les ateliers
en petits groupes ont connu un grand succès. Inévitablement,
quelques participants ont regretté qu'il n'y ait pas eu plus de
temps ou ont souhaité que plus de sujets aient été
abordés.
Nos délégués se sont fort réjouis de la possibilité
d'une seconde rencontre des organismes familiaux sud?américains.
Depuis notre retour au pays, chacun nous a déjà contacté.
La WFSAD et l'Alianza Latina WFSAD souhaitent toutes deux vivement donner
suite à leurs rapports et établir un réseau dans
l'espoir de pouvoir assurer la défense des droits des malades mentaux
à de meilleurs soins et la mise en uvre de politiques conçues
à cette fin. Le projet de se rencontrer de nouveau dans un an (voir
ci-dessous) fournit la motivation grâce à laquelle cette
Alliance peut continuer d'améliorer la capacité des organismes
membres d'offrir l'aide, le soutien et la protection nécessaires.

Une pause entre deux séances : Dr Edgardo Engelmann
(Argentine), Prof. Dale Johnson (président élu de la WFSAD),
Prof. Julian Leff (R.-U.) et Dr Itzhak Levav (Israël)
Projets d'avenir
Après la dernière séance de la WFSAD, un comité
a été formé dans le but de planifier une autre rencontre
de l'Alianza Latina WFSAD pendant l'assemblée de l'APAL, qui
se tiendra à Punta del Este, en Uruguay, du 17 au 20 novembre 2004.
Ce comité se compose de Sergio Ruffinelli Villaamil (Esperanza,
Uruguay), Ofelia Stajano (Esperanza, Uruguay), Elena Saban (Alamo, Pérou),
Martha Piatigorsky (vice-présidente de la WFSAD, Argentine) et
Diane Froggatt. Un ordre du jour a été produit et le travail
commencera en novembre 2003. Les membres de l'Alianza essaieront de recueillir
leurs propres fonds à cette fin. Nous avons informé le Dr
Edgard Belfort (Uruguay) de notre intention d'offrir des ateliers à
l'occasion de l'APAL de 2004 et il s'est déclaré à
notre disposition pour nous aider. Nous prions maintenant les psychiatres
et conseillers médicaux de l'Amérique latine, qui appuient
notre travail et appartiennent à notre réseau, de proposer
des résumés sur le travail familial à présenter
lors de ce congrès, dès que l'APAL les demandera.
Remerciements
Nous tenons à offrir nos sincères remerciements à
la Fondation Pfizer qui a commandité cette rencontre, au
titre de son programme "Renforcer la défense des droits des
patients à travers le monde" ainsi qu'à Pfizer Venezuela
et à ses représentants, Osualdo Parilli et son équipe,
qui ont été très attentifs à nos besoins.
Le Dr Itzhak Levav a offert un appui précieux en tant que
président de deux des séances. Son éloquence, sa
sensibilité et son affabilité ont fait de ces séances
des occasions très spéciales. En tant qu'ancien administrateur
de l'Organisation panaméricaine de la santé, il est un personnage
très apprécié en Amérique latine.
Il travaille maintenant à la mise en uvre du projet de l'OMS
visant à assurer le rôle du secteur privé dans la
sensibilisation aux maladies mentales, notamment le Conseil mondial pour
la santé mentale. La WFSAD fait partie de l'un des premiers groupes
de travail préliminaires créés à cette fin.
Nous remercions aussi le Dr Edgard Belfort, président du
comité organisateur de la WPA, pour la sollicitude accordée
à tous les délégués de la WFSAD. Jose Manuel
Juanatey, le membre du personnel à qui Karina Stone (la coordonnatrice
du projet) s'est adressée pour tous les préparatifs de la
rencontre et au cours de la rencontre, s'est montré amical, serviable
et d'une très grande efficacité pour résoudre tous
les problèmes qui se sont présentés.
Gail Grossman, interprète professionnelle, a fait un excellent
travail de traduction. Nous la remercions pour l'agilité avec laquelle
elle passait de l'anglais à l'espagnol pour communiquer l'information
dans les plus brefs délais.
Nous remercions aussi la journaliste Mariela Nunez, du journal El Nacional,
dont l'article d'une demie page accompagné de photos, paru dans
le journal, a aidé à faire connaître le mouvement
familial sur les maladies mentales au Venezuela.
L'ASSOCIATION MONDIALE DE LA SCHIZOPHRÉNIE ET DES MALADIES APPARENTÉES
(WORLD FELLOWSHIP FOR SCHIZOPHRENIA AND ALLIED DISORDERS)
19 MacPherson Avenue, Toronto, Ontario, M5R 1W7, Canada
© 1997-2010 World Fellowship for Schizophrenia
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